Connexion

Inscription
Mot de passe oublié ?
Obtenir votre mot de passe abonné

Bienvenue dans votre espace abonné à Altermondes

Découvrez le dernier numéro d'Altermondes
Découvrez tous les numéros d'Altermondes

Continuer à découvrir le site

Inscription

Veuillez utiliser uniquement des caractères alphanumérique (ex: az, AZ, 0-9) et au moins 5 caractères

Minimum de 8 caractères

J'accepte de recevoir la newsletter d'Altermondes

* Champs obligatoires

Se connecter

Demandez votre mot de passe

Veuillez vérifiez votre messagerie. Identifiez-vous

Inscription

Désolé, cette clé ne semble pas être valide.

Remarque: Le mot de passe doit comporter au moins sept caractères. Pour le rendre plus fort, utilisez des lettres majuscules et minuscules, des chiffres et des symboles comme! "$% ^ & Amp;?).

Se connecter

Le 24-02-2016 à 12:02

En Syrie, les médecins pris pour cible

Par Andrea Paracchini

Peut-on soigner les autres quand on est pas soi-même en sécurité ? Ce terrible questionnement hante aujourd’hui les médecins syriens. Depuis les débuts du conflit en 2011, ils sont plus de 700 à avoir perdu la vie lors de frappes ciblant les hôpitaux et structures de soin. Dernière en date : celle ayant touché l’hôpital de Ma’arat Al Numan, soutenu par Médecins sans frontières (MSF). A l’aide de deux infographies interactives réalisées par l’ONG Physicians for Human Right, Altermondes vous montre l’ampleur de ces violations des droits humains.

Le 15 février 2016, l’hôpital de Ma’arat Al Numan, soutenu par Médecins sans frontières (MSF), a été pris pour cible lors d’un raid aérien dans le nord de la Syrie. Au moins 25 personnes y ont trouvé la mort. « Il s’agit d’une attaque délibérée contre une structure de santé. La destruction de cet hôpital prive d’accès aux soins les quelque 40 000 personnes vivant dans cette zone de conflit ouvert » a affirmé Massimiliano Rebaudengo, chef de mission de MSF pour la Syrie. Ce n’est pourtant pas la première fois que l’une des 70 structures soutenues par MSF dans le pays est détruite ou endommagée par une opération militaire, comme détaille ce rapport publié peu de jours après la frappe sur Ma’arat Al Numan.  

Ces cinq dernières années, l’ONG américaine Physicians for Human Right (PHR, Médecins pour les droits humains) a documenté en Syrie une augmentation des bombardements délibérés de cibles civiles telles hôpitaux et cliniques. 

La destruction des structures de soins a un impacte vaste et durables : les attaques de l’armée syrienne menacent non seulement l’aide d’urgence mais privent en même temps la population de soins au quotidien, ce qui les rend plus vulnérables en période de crise.

Les hôpitaux, cible délibérée depuis le début du conflit en mars 2011

Entre mars 2011 et novembre 2015, 240 installations médicales on été touchées lors de 336 attaques. L’année dernière, 112 frappes ont eu lieu, faisant de 2015 l’année la plus meurtrière depuis le début du conflit. La plupart des 706 membres du personnels soignant ayant perdu la vie depuis 2011 ont été tué lors de ces attaques. Un tiers, estime PHR, ont été victimes de tirs d’arme à feu et 13% ont succombé aux tortures. Une situation intenable qui, toujours selon PRH, a poussé plus de la moitié des 30 000 praticiens syriens à fuir le pays, privant ainsi les communauté de l’assistance nécessaire. Effet secondaire ou choix délibéré ? Pour Obaida Al-Moufti, président et porte-parole de l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM France), il n’y a pas de doute. Dans une interview au quotidien Le Monde au lendemain de l’attaque du 15 février il a déclaré : 

Les hôpitaux sont ciblés afin de faire fuir les populations pour libérer les zones des populations civiles. Car, les populations qui ont un hôpital dans les environs sont rassurées et se stabilisent aux alentours. Là, en tout cas, on n’est pas du tout en train de cibler Daech.

Anatomie d’une crise : une carte interactive documente les attaques aux installations médicales en Syrie
Vue plein écran 
  
Découvrez d'autres articles sur les thèmes...
Pas de commentaires

Ajouter un commentaire