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Le 07-01-2016 à 18:01

Madagascar : la société civile obtient une loi contre le trafic de bois noble

Par Mathieu Viviani

Sur la Grande Île, une nouvelle loi va désormais doter la justice et la police de véritables moyens pour lutter contre le trafic de bois précieux. Une avancée sans précédent rendue possible par la société civile malgache. Explication.

Les dispositions de la nouvelle loi
Vendeurs, acheteurs, transporteurs, gestionnaires de stocks, tous les acteurs de la chaîne du trafic subiront désormais le même sort : 20 ans de prison et une amende égale au double du montant de la marchandise saisie. Composées de policiers, gendarmes et agents forestiers, des brigades mixtes seront désormais chargées d’enquêter sur le terrain. Celles-ci transmettront leur dossier à une Cour de justice traitant uniquement ce genre d’affaire. Enfin, tous les Malgaches pourront porter plainte et se constituer partie civile à un procès s’ils s’estiment victimes de cette contrebande.

Les organisations environnementales malgaches l’attendaient depuis longtemps. Jeudi 17 décembre 2015, l’Assemblée nationale de Madagascar a définitivement adopté un projet de loi visant à lutter plus efficacement contre le trafic de bois précieux dans le pays. Véritable « fléau écologique », la vente illégale d’ébène et de bois de rose, principalement à la Chine, rapporte des millions de dollars à une « mafia locale » devenue très puissante. Le vote de cette nouvelle loi baptisée « loi Beboarimisa », du nom du ministre de l’Environnement actuel, a été plusieurs fois ajourné, sous la pression de certains députés malgaches soupçonnés d’être en lien avec ce type de contrebande.

La société civile à l’initiative

« Cette victoire est celle des organisations de la société civile malgache, qui, malgré les crises politiques successives traversées par notre pays, ont continué à faire pression sur les autorités », réagit Andry Andriamanga, ex-coordinateur national de l’Alliance Voahary Gasy, une plate-forme regroupant 28 organisations de la société civile œuvrant pour l’environnement. Manifestations, plaidoyers, ateliers de sensibilisation des citoyens, formations des douaniers, policiers et magistrats, depuis 2009, ce collectif n’a pas ménagé ses efforts pour que le trafic du bois fasse partie de l’agenda politique du pays. « Mais cela n’a pas été simple, ajoute le militant. Car ici, on voit bien souvent les gouvernements prendre des bonnes résolutions sans que celles-ci soient appliquées sur le terrain ». En 2011, un premier pas a été fait par l’État avec la publication d’une ordonnance punissant de deux à cinq ans de prison les voleurs de bois précieux. Andry Andriamanga, confie à ce sujet :

« Enthousiastes au début, on a très vite déchanté lorsqu’on a vu plusieurs barons de ce trafic être arrêtés puis relâchés. Il fallait aller plus loin dans l’arsenal juridique et policier dédié à ces infractions. C’est ce que propose cette nouvelle loi. »

S’assurer de l’application du texte

La société civile malgache va donc rester vigilante au sujet de l’application de ce nouvel arsenal juridique. L’actuel président de l’Alliance environnementale, Ndranto Razakamanarina, précise :

« Nous allons intensifier notre travail d’analyse et de sensibilisation du public d’une part et continuer à travailler en collaboration avec le Bureau indépendant anti-corruption malgache (Bianco) d’autre part. On ne manquera pas de pointer au grand jour le moindre manquement du gouvernement s’il y en a. C’est ce qu’on a fait jusqu’à aujourd’hui et on a bien vu que cela a porté ses fruits. »

Crédits photo de Une : Wikimedia

  
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