Connexion

Inscription
Mot de passe oublié ?
Obtenir votre mot de passe abonné

Bienvenue dans votre espace abonné à Altermondes

Découvrez le dernier numéro d'Altermondes
Découvrez tous les numéros d'Altermondes

Continuer à découvrir le site

Inscription

Veuillez utiliser uniquement des caractères alphanumérique (ex: az, AZ, 0-9) et au moins 5 caractères

Minimum de 8 caractères

J'accepte de recevoir la newsletter d'Altermondes

* Champs obligatoires

Se connecter

Demandez votre mot de passe

Veuillez vérifiez votre messagerie. Identifiez-vous

Inscription

Désolé, cette clé ne semble pas être valide.

Remarque: Le mot de passe doit comporter au moins sept caractères. Pour le rendre plus fort, utilisez des lettres majuscules et minuscules, des chiffres et des symboles comme! "$% ^ & Amp;?).

Se connecter

Le 10-03-2016 à 12:03

« Le commerce équitable doit être exemplaire sur la question du genre »

Par Mathieu Viviani

Modèle d’échange où viabilité économique rime avec justice sociale, le commerce équitable ne peut se soustraire à la question de l’égalité des genres. Tsitsi Choruma, conseillère spéciale pour l’égalité entre les sexes à Fairtrade International (FTI), dresse un état des lieux.

Quelle est la proportion des femmes dans les exploitations agricoles, les coopératives et les coordinations régionales de FTI ?

Tsitsi ChorumaTsitsi Choruma : Aujourd’hui, 54% des travailleurs dans les plantations Fairtrade sont des femmes. 22% des petits producteurs à la tête de leur exploitation sont des femmes.  Parmi les membres des coopératives agricoles FTI, le nombre de femmes n’est que de 2%. Enfin, l’antenne africaine de FTI essaye de faire en sorte que chacune de ses coordinations régionales compte au minimum deux membres féminins. Néanmoins, il est vrai que plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de femmes. Faire avancer les choses sur ce point est une priorité.

Malgré leur rôle prépondérant dans le commerce équitable, les femmes subissent encore des discriminations sur différents aspects. Lesquels ?

T. C : Lorsqu’on regarde qui est propriétaire de ses terres chez les petits producteurs, une première inégalité apparaît : la plupart des femmes ne le sont pas. Aussi, bien souvent, ces dernières ne disposent pas de leurs propres revenus alors qu’elles participent activement aux activités de leur exploitation agricole. De plus, on ne leur donne pas vraiment la possibilité de participer à la gestion des coopératives dans lesquelles elles travaillent. Par exemple, elles n’ont pas vraiment voix au chapitre lorsqu’il s’agit de décider comment la prime de développement, propre au commerce équitable, est utilisée dans les infrastructures locales.

Virgilia Ramirez Perez - productrice de cafe - Cooperative Cuna Chorti - Guatemala - ©Sean Hawkey
Virgilia Ramirez Perez, une productrice de café à la Coopérative Cuna Chorti au Guatemala (crédits : Sean Hawkey)
Depuis quand Fairtrade International s’intéresse à la question du genre et pourquoi ? 

T. C : La philosophie du changement de Fairtrade a toujours été d’aider les agriculteurs pauvres et marginalisés. Vu que l’accent est mis sur la justice sociale en général, la question du genre fait clairement partie de nos prérogatives. Nous travaillons en interne pour faire avancer les choses avec pour but d’influencer le monde du commerce traditionnel sur cette question. Car nous avons le devoir de montrer que le commerce équitable est exemplaire en termes d’égalité femmes-hommes. À cet effet, nous sensibilisons régulièrement nos producteurs sur la question de la discrimination sexuelle.

Quelles actions concrètes menez-vous pour améliorer la situation des femmes dans le commerce équitable ?

T. C : Nous menons des actions sur plusieurs volets. Même si nous œuvrons auprès de toutes les femmes travaillant dans ce milieu, il est vrai que nous mettons un point d’orgue à soutenir celles ayant des responsabilités dans les coopératives. Le but est de renforcer leur leadership et leurs compétences pour que leur voix ait vraiment du poids dans les structures. En Amérique latine et en Afrique par exemples, nous avons piloté la création de deux écoles dispensant des formations en ce sens. Aussi, nous faisons aujourd’hui une plus grande promotion des produits fabriqués par les femmes. Nous avons beaucoup soutenu le café équitable des femmes kényanes qui commence à devenir rentable aujourd’hui. Début 2016, nous avons lancé le Fonds Cosmétique Fairtrade. Celui-ci est destiné à faire la promotion des cosmétiques naturels produits par des femmes : l’huile d’argan, de vanille, de karité, d’hibiscus, fond de teint à base de poudre de baobab, de cacao, de fruits frais et de noix de cajou. Ces initiatives aident à diversifier les revenus des femmes productrices dans le commerce équitable. Petit à petit, elles accèdent de manière autonome aux marchés locaux et extérieurs. Les formations en gestion que nous proposons prennent donc tout leur sens.

Photo crédits de Une : Fairtrade International

  
Découvrez d'autres articles sur les thèmes...
Pas de commentaires

Ajouter un commentaire