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Le 29-03-2016 à 17:03

Interventions au Burundi : Paroles, paroles…

Elyse Ngabire est journaliste burundaise à l’hebdo Iwacu depuis 2008. En septembre 2015, elle a fui le pays pour avoir publié des articles ayant dérangé le pouvoir. Aujourd’hui accueillie par la Maison des journalistes, elle revient pour Altermondes sur la crise que traverse son pays.  

Elyse Ngabire
Elyse Ngabire est journaliste burundaise à l’hebdo Iwacu depuis 2008. Chargée des questions politiques, elle a fui le pays en septembre 2015 pour avoir publié des articles qui ont dérangé le pouvoir.

Plus de 400 personnes tuées au Burundi et plus de 250 000 réfugiés à l’étranger : les chiffres tirés des enquêtes des organisations internationales de défense des droits de l’homme sont éloquents. Sans oublier le quotidien vécu par les habitants de la capitale Bujumbura, et surtout des quartiers contestataires : explosions de grenades et de bombes, tirs nourris de balles, etc.

Le 22 février dernier, en vue de se rendre compte de la situation dans le pays, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations-Unies, a effectué une visite au Burundi afin de rencontrer quelques acteurs politiques, dont le président Nkurunziza lui-même. Bientôt suivi d’une délégation de haut niveau, conduite par le président sud-africain Jacob Zuma, avec, à ses côtés, les présidents sénégalais, gabonais et mauritanien ainsi que le Premier ministre éthiopien. Malgré tout ce ballet diplomatique, arracher quoi que ce soit à Pierre Nkurunziza aurait apparemment tenu du miracle !

Selon Reporters sans frontières, en 2014, pas moins de 139 journalistes se sont résolus à l’exil pour échapper aux menaces auxquelles ils étaient exposés du fait de leurs activités. En France, certains sont accueillis par la Maison des Journalistes, qui leur offre un lieu de vie, d’écoute et d’expression à travers son site et tous les trois mois, dans les colonnes d’Altermondes.

Il convient de rappeler ici d’autres échecs antérieurs. D’abord, celui de la Communauté Est-africaine (sous la médiation du président de l’Ouganda), qui s’est soldé par la tenue d’élections en juillet 2015, mais sans recevoir l’approbation de l’opposition et de la société civile. Ensuite, celui de l’envoi de la Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), constituée de 5 000 hommes : il s’est heurté au refus de certains chefs d’États africains, atteints du syndrome « nkurunzizien » qui consiste à briguer plus de deux mandats constitutionnels. Enfin, le projet d’envoyer une police onusienne composée d’une centaine d’hommes, tel que proposé par la France, n’a pas obtenu non plus de consensus : les Etats-Unis, craignant un génocide, ont proposé un contingent beaucoup plus important, tandis que l’Angola, l’Égypte et le Venezuela, siégeant comme membres non permanents, s’y sont catégoriquement opposés.

Face à la recrudescence de la violence, matérialisée notamment par la découverte de fosses communes dans certains endroits du pays, la Communauté internationale, si fortement sollicitée, doit se rendre compte du manque de volonté de Bujumbura. Et donc envisager de nouvelles stratégies visant à ramener le gouvernement à la table des négociations afin d’éviter le pire au pays. Sinon, le peuple burundais gardera, à tort ou à raison, l’image d’une communauté internationale à la solde du pouvoir Nkurunziza. Et l’expérience dramatique du Rwanda en 1994 n’aura pas servi de leçon.

 

Photo de Une : Le Président Pierre Nkurunziza s’adresse à la presse à la suite de sa rencontre avec une délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies venue rappeler la nécessité d’un dialogue inclusif pour mettre un terme à la crise politique qui secoue le pays depuis plusieurs mois. crédit : MONUSCO/Papy Amani

  
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