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Le 08-07-2015 à 10:07

Gaza, un an après

Il y a un an, l’armée israélienne lançait l’opération dite « Bordure protectrice », une offensive militaire aérienne et terrestre sur la bande de Gaza. 50 jours et 2 318 morts plus tard, un cessez-le-feu était signé. L’attaque israélienne de l’été dernier est à ce jour la plus destructrice pour les Palestiniens de Gaza. Ils en subissent encore les conséquences et peinent à voir la reconstruction s’enclencher.

Un « niveau de destruction sans précédent causé par le conflit » ; ce sont les mots du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, prononcés au lendemain de la Conférence des bailleurs pour la reconstruction de Gaza.

Les chiffres sont parlants :

Palestine Israël
victimes 2 251 dont 65% de civils 67  dont 6 civils
blessés  11 231 1 620*
500 000 Palestiniens déplacés
(27% de la population gazaouie)
18 000 logements détruits ou gravement endommagés

* source : Ministère israélien de Affaires étrangères

Tous les secteurs de la société gazaouie ont été touchés : santé, éducation, énergie, eau, agriculture et secteur privé (voir l’infographie ci-dessous).

L'impact de l'opération bordure défensive
L’impact sur Gaza de l’opération bordure défensive

Retrouvez la tribune de Sophie Zaccaria « L’économie israélienne sort vainqueure de la guerre à Gaza » du 29/09/2014

L’économie peine à redémarrer à cause des dysfonctionnements des infrastructures de base et du blocus illégal imposé et institutionnalisé par Israël depuis 2007. Les restrictions aux importations et exportations constituent en effet le principal frein à la reconstruction. Pour tenter de remédier à cette situation, les Nations unies, Israël et l’Autorité palestinienne signaient en septembre 2014 un accord instaurant le mécanisme de reconstruction de Gaza (GRM) censé permettre le passage provisoire de matériaux de construction habituellement interdits par Israël. Si quelques dizaines de milliers de familles ont pu réintégrer leur foyer grâce à des reconstructions légères, aucun logement n’a été reconstruit ; les projets sont suspendus par manque de fonds. L’acheminement ne peut se faire que par un point de passage qui ne suffit pas à traiter le flux de matériaux correspondant aux objectifs du mécanisme. En outre, les autorités israéliennes remettent en question plusieurs points de l’accord tandis que le gouvernement palestinien, en plein conflit interne, perd le contrôle de l’acheminement. Enfin, selon une enquête du quotidien britannique The Guardian, le mécanisme ne serait pas exempt de corruption.

Seulement 26,8% des fonds pour la reconstruction a été débloqué

La question des fonds pour la reconstruction pose également problème. Les bailleurs de fonds s’étaient engagés à verser 3,5 milliards de dollars, or selon la Banque mondiale, seulement 26,8% a été débloqué. Les bailleurs sont frileux devant l’instabilité politique ; pourquoi refinancer des constructions susceptibles d’être à nouveau détruites dans les années à venir ? C’est la population gazaouie qui en pâtit. La guerre a aggravé la crise humanitaire dans laquelle Gaza se trouvait déjà : aujourd’hui 80% de la population dépend de l’aide internationale et plus de 70% vit en situation d’insécurité alimentaire. Plusieurs rapports d’ONG ont constaté de nombreuses violations du droit international humanitaire par les autorités israéliennes, dénonçant particulièrement des attaques disproportionnées contre les civils. Des arguments appuyés par les récents témoignages de soldats israéliens recueillis par l’organisation Breaking the Silence. Le 22 juin dernier, c’est une commission d’enquête indépendante de l’ONU qui a publié son rapport.

Malgré l’impossibilité de se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens – due au refus des autorités israéliennes -, la commission fait état de « possibles crimes de guerre » commis par Israël et par les groupes armés palestiniens. Elle condamne notamment Israël pour l’« usage intensif d’armes conçues pour tuer et blesser sur un large périmètre » dans des zones densément peuplées. Elle dénonce également l’incapacité des autorités israéliennes à poursuivre les auteurs des infractions commises. Les enquêtes internes israéliennes n’ont effectivement mené qu’à l’inculpation de trois soldats, pour vol et complicité de vol durant l’offensive… Le rapport a fait l’objet d’une résolution adoptée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et son contenu sera transmis à la Cour pénale internationale dont la Palestine est membre depuis avril 2015. Un pas en avant a été fait, si l’on se souvient du destin du rapport de la commission Goldstone. Le juge Richard Goldstone, qui avait fait état de possibles crimes contre l’humanité commis à Gaza lors de l’opération « Plomb durci » en 2009, s’était rétracté après une campagne de dénigrement lancée à son encontre par Israël.

Crédit photo : PCHR

  
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