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Le 04-12-2015 à 16:12

Financer l’adaptation climatique avec 0,1% du PIB des pays riches

Par Mathieu Viviani

0,1% du PIB de chaque pays riche. C’est ce que coûteraient les subventions nécessaires aux pays pauvres pour s’adapter aux dérèglements climatiques. Un montant avancé par l’ONG Action Aid, qui vient de publier un rapport sur la question.

« Les pays riches, qui ont causé les changements climatiques, sont loin d’assumer leurs responsabilités face aux pays pauvres pourtant les plus impactés ». Alors que les négociations autour du climat rentrent dans le vif à Paris, l’ONG Peuples Solidaires ActionAid rappelle l’un de ses enjeux majeurs : le financement des pays du Nord pour l’adaptation au réchauffement climatique des pays du Sud. Dans un nouveau rapport baptisé Mind the adaptation gap, l’association tente d’estimer le montant nécessaire à cet effet.

150 milliards de dollars d’ici 2025

Pour ActionAid, les subventions climatiques doivent passer du niveau de 2013, soit 3 à 5 milliards de dollars par an, à 50 milliards de dollars par an d’ici 2020, pour atteindre 150 milliards de dollars en 2025. « Bien que ces chiffres semblent considérables, cela représente moins de 0,1 % du PIB de la plupart des pays riches en 2020 et environ 0,2 % en 2025 », insiste l’ONG. Concernant la France, pays-hôte de la COP21, le rapport explique qu’« elle doit rapidement accroître ses financements pour l’adaptation » en les faisant passer de 0,07 milliards de dollars à 2,1 milliards de dollars en 2020. Quant aux États-Unis, plus gros pollueur de la planète, « S’ils veulent contribuer à hauteur de leur responsabilité dans les changements climatiques », ces derniers doivent multiplier par 60 leurs subventions à l’adaptation climatique d’ici 2020.

PAYS  2013 2020 2025
 Subventions pour adaptation climatique en  2013*  Subventions espérées par ActionAid pour adaptation climatique d’ici 2020* Subventions multipliées par   Subventions espérées par ActionAid pour adaptation climatique d’ici 2025* Subventions multipliées par 
 Australie  0,22  1,5  x7,9  4,2  x20,4
 Danemark  0,23  0,1  x1,5  0,7  x3,9
 UE  3,23  11  x4,4  33,7  x11,4
France  0,07  2,1  x29,6  5,4  x75,9
Royaume-Uni  0,45  2  x5,5  5,9  x14,1
États-Unis  0,44  25,9  x60,2  67  x154,5

*en milliards de dollars US

Des dons, pas des prêts

Si les pays du Nord s’alignaient sur ces préconisations, encore faudrait-il qu’ils acceptent d’accorder leurs financements sous forme de dons et pas de prêts. En effet, souligne le rapport, les prêts « exacerberaient encore davantage la dette et l’exploitation des pays vulnérables aux changements climatiques ». Aussi, l’ONG insiste pour que les financements climatiques demeurent additionnels à ceux de l’aide publique au développement (APD) :

« L’adaptation aux changements climatiques permet au développement de continuer, et idéalement en synergie avec les efforts déjà mis en œuvre. Mais elle ne se substitue pas aux plans de développement existants, qui sont tout autant cruciaux pour la sauvegarde des droits des populations et la justice sociale ».

Responsable à 70% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les pays développés « doivent maintenant assumer leur responsabilité » tance Brandon Wu, expert en finance climatique d’ActionAid. Une question de « justice climatique », comme l’a rappelé le premier ministre indien, Narendra Modi, dans une tribune parue dans le Financial Times à l’ouverture de la COP21, lundi 30 novembre.

Crédits photo de Une : Michael Foley / World Bank

  
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