Connexion

Inscription
Mot de passe oublié ?
Obtenir votre mot de passe abonné

Bienvenue dans votre espace abonné à Altermondes

Découvrez le dernier numéro d'Altermondes
Découvrez tous les numéros d'Altermondes

Continuer à découvrir le site

Inscription

Veuillez utiliser uniquement des caractères alphanumérique (ex: az, AZ, 0-9) et au moins 5 caractères

Minimum de 8 caractères

J'accepte de recevoir la newsletter d'Altermondes

* Champs obligatoires

Se connecter

Demandez votre mot de passe

Veuillez vérifiez votre messagerie. Identifiez-vous

Inscription

Désolé, cette clé ne semble pas être valide.

Remarque: Le mot de passe doit comporter au moins sept caractères. Pour le rendre plus fort, utilisez des lettres majuscules et minuscules, des chiffres et des symboles comme! "$% ^ & Amp;?).

Se connecter

Le 02-12-2015 à 12:12

En Inde, pas de droits pour les travailleurs migrants du secteur informel

Par Andrea Paracchini

Des milliers de travailleurs migrants sont employés aujourd’hui dans le secteur informel dans la ville de Bangalore, en Inde. Invisibles, ils font pourtant pousser les bâtiments et tourner les machines à coudre des ateliers textiles. Avec ses équipes, Duarte Barreto, directeur de la Fondation for Educational innovation in Asia (Fedina), les aide à se mobiliser pour réclamer leurs droits sociaux.

Avec quels profils de travailleurs de l’économie informelle travaille Fedina ?
Duarte Barreto
Duarte Barreto avec des travailleuses

Duarte Barreto : A Bengalore, où se situe notre association, les travailleurs agricoles ont désormais un syndicat relativement fort composé de membres d’origine tribale ou issus de la caste des intouchables. Le syndicat des employés de maison est lui aussi plutôt solide. Ils s’agit pour la plupart de travailleurs informels qui ont un domicile permanent dans les bidonvilles de Bangalore. La situation est différente et plus critique pour les ouvriers migrants venant de l’état d’Odisha ou du Nord de l’Inde.

Quels difficultés rencontrez-vous pour mobiliser ces travailleurs ?

D. B : Les travailleurs migrants travaillent dans la maçonnerie et le bâtiment pendant trois, quatre mois et puis s’en vont. sont employés par des intermédiaires des promoteurs immobiliers, les « contractors », qui viennent les chercher pour leur proposer du boulot et les emmener sur les chantiers. Ils sont logés dans des cabanes construites autour des chantiers, ce qui d’une part les rend totalement dépendants des « contractors », de l’autre complique le travail de nos animateurs qui ont du mal à les rencontrer. Bien qu’ils aient une idée de leurs droits, ces travailleurs ont peur de les revendiquer.

Il n’y a que le secteur de bâtiment qui pose ce genre de problèmes ?

D. B : En ce moment, nous soutenons beaucoup d’ouvriers migrants du secteur textile en Inde. Beaucoup d’entreprises occidentales, dont des nombreuses marques françaises, sous-traitent la production textile en Inde. Quand on les interpelle sur les conditions des travailleurs migrants, elles déclarent n’en employer aucun. Forcement, elles aussi passent par des intermédiaires. Cette opacité de la chaîne de sous-traitance est très problématique.

Une proposition de loi sur le devoir de vigilance des multinationales est actuellement en discussion au Parlement français. Qu’en pensez-vous ?

D. B : Je ne connais pas le détail de la loi mais c’est très important d’amener les multinationales à être plus vigilantes au sujet de leur chaîne de sous-traitance. L’adoption d’une telle loi serait un premier pas dans le long processus de régulation de l’emploi des travailleurs informels.

Fedina Inde

  

Ajouter un commentaire