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Le 01-03-2016 à 09:03

Dans les « quartiers non loti » du Burkina Faso, on lutte contre la malnutrition

Au Burkina Faso, un tiers des enfants de moins de trois ans souffre de malnutrition chronique. Forme la moins visible et la plus oubliée de la malnutrition, elle est pourtant responsable de séquelles irréversibles à l’âge adulte et reproduit le cercle vicieux de la pauvreté. Dans les « quartiers non lotis » de la capitale Burkinabé, une vingtaine de petites et moyennes entreprises locales travaille avec l’ONG Gret pour permettre aux familles défavorisées de mieux nourrir leurs enfants.

 

« Un quartier « non loti », c’est une appellation parlante ! explique Claire Kaboré, représentante du Gret au Burkina Faso. Il s’agit d’un quartier périphérique, en marge de la ville, mal desservi (eau potable, énergie, etc.) et qui rassemble des familles pauvres voire très pauvres »

Après les inondations de 2010, de nombreuses personnes ont migré dans ces zones péri-urbaines de Ouagadougou. 59% des habitants sont considérés en situation d’insécurité alimentaire élevée. « Les maris ne travaillent pas et les femmes vivent surtout du ramassage du sable pour nourrir leurs enfants et les scolariser. On a remarqué de forts taux de malnutrition dans la zone » explique Noélie Ouedraogo, présidente de l’association Aseff qui sensibilise les mères aux bonnes pratiques nutritionnelles. Le Docteur Souleymane Sanne du district sanitaire de Manni explique : « On entre en malnutrition soit parce qu’il y a une famine dans la région, soit parce qu’on ignore les aliments qui peuvent apporter les éléments nutritifs nécessaires à la croissance de l’enfant. » En effet, à partir de 6 mois, le lait maternel ne suffit plus à couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant. Pendant cette période charnière, 92% des enfants burkinabé de 6-23 mois ne reçoivent pas l’alimentation complémentaire en quantité et qualité insuffisante, car il est difficile et parfois coûteux de préparer des plats équilibrés. «Le plus souvent, j’achète les repas tout prêts au marché. Je n’ai pas les moyens de préparer à manger tous les jours. Si je cuisine, je dois payer le bois et trouver de l’eau » témoigne une habitante. 

Le secteur privé local à la rescousse

Dans ce contexte, le marché local des aliments de complément manufacturés apparaît comme une solution. Au Burkina Faso, l’ONG Gret appuie une vingtaine de petites et moyennes entreprises locales à développer des aliments respectant les normes internationales de qualité nutritionnelle et sanitaire, à prix accessible aux populations à bas revenus et qui correspondent aux habitudes alimentaires locales. Dans les quartiers non lotis, ces aliments sont commercialisés dans des kiosques sur les marchés et à travers un système de vente ambulante en porte à porte. Les aliments sont proposés sous forme de petits sachets à préparer à la maison ou en bouillie préparées sur place et prêtes à consommer. « Quand j’ai commencé la bouillie, j’étais contente : la petite a commencé à dormir, elle pleurait moins. Elle est devenue dynamique, avant elle était toujours couchée, toujours fatiguée » observe une maman. Au cœur du dispositif : les femmes entrepreneurs. « Cette activité permet de me donner un travail, une raison de me lever le matin » témoigne Sidonie Ouedraogo. Grace à la vente d’aliments, des femmes comme Sidonie jouent un rôle fort au sein de la communauté, ont accès à des formations et s’assurent une revenu mensuel correct.

  
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