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En débat

« La surveillance numérique est-elle vraiment nécessaire ? Si oui, pour qui ? »

« Dans notre pays, voulons-nous autoriser des moyens de communication entre les gens [...] que nous ne pouvons pas lire ? [...] Non, nous ne le devons pas ». C’est ce que déclarait le Premier ministre britannique, David Cameron, au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo. Ses paroles faisaient écho aux déclarations de nombreux dirigeants politiques qui ont tout de suite demandé à renforcer l'arsenal législatif français pour rendre possible toujours plus de contrôle. Les Français, d'ailleurs, semblent sur la même longueur d'onde. Un an avant les attentats, 57% se disaient prêt à accepter une surveillance généralisée des échanges sur Internet à des fins de lutte contre les organisations criminelles, même si elle nuit « gravement » aux libertés individuelles (Source : Baromètre Orange-Terrafemina diffusé 25/02/2014). Quel serait le pourcentage aujourd'hui ? À qui tout cela va-t-il profiter ? La surveillance numérique est-elle si nécessaire ?

La surveillance : La pyramide et l’entonnoir

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Alors que les internets semblaient faciliter l’accès universel à la connaissance et tisser des liens sociaux entre les citoyens de cette planète, il s’avère qu’ils (les internets) sont rapidement devenus la cible des politiques post Snowden et Charlie­hebdo.

La guerre contre le terrorisme nous oblige à remettre en question l’application de la surveillance et par conséquent son efficience.

Fear, uncertainty and doubt aka FUD littéralement « peur, incertitude et doute » est une technique permettant de juguler toute entreprise critique et scientifique pouvant remettre en cause l’establishment. Cette technique de marketing est employée à outrance par les politiques pour crier au loup et diaboliser l’outil Internet.

Il est risible de constater que le FUD n’est pas utilisé pour diaboliser l’automobile notamment après les malheureux incident de décembre dernier en France.

Les récentes affaires de drones témoignent également de la situation ubuesque dans laquelle les autorités de ce monde évoluent entre la promotion des exécutions extrajudiciaires à l’aide de drones, les projets de drones livreurs d’Amazon au Luxembourg et la chasse aux dronistes hors la loi qui s’essaient dangereusement à survoler Paris.

En tant qu’outils, les internets, les réseaux, ne sont ni plus ni moins que des outils à double tranchants : d’un côté ils permettent de véhiculer n’importe quelles sottises et idéologies nauséabondes, d’un autre côté ils permettent aux citoyens de faire pression sur leurs administrateurs, leurs gouvernants, leurs élus, les corporations qui les aliènent.

Le vieux modèle pyramidal des derniers siècles est mis à mal par les internets et leurs utilisateurs : les leaks (fuites), le fact checking (vérification des faits) et les luttes utilisent les internets pour mieux mettre en face de leurs responsabilités les dirigeants de ce monde qui voudraient agir en toute impunité et en dehors de tout contrôle.

A contrario, les flux financiers permettant d’abreuver les comptes bancaires dans les paradis fiscaux échappent à toute surveillance , la dernière affaire qui traîne dans la boue la banque HSBC n’est pas qu’une partie émergée de l’iceberg.

Au concept de la pyramide vient s’adjoindre le concept de l’entonnoir

De plus en plus d’utilisateurs sont fichés à leur insu par des plateformes tierces. Toutes ces données permettent aux grands traiteurs du BigData de cartographier socialement, politiquement et psychologiquement une écrasante majorité connectée de la planète.

L’entonnoir est un concept très cher aux gouvernements qui veulent surveiller et cartographier leurs populations. Cette stratégie qui consiste à obliger l’utilisateur lambda à suivre le troupeau en se créant un compte sur facebook ressemble étonnamment à une stratégie d’une administration pénitencière d’un nouveau genre qui stimulerait les peuples à venir s’enfermer dans une prison à ciel ouvert où le sentiment de liberté est totalement factice.

A la jonction de la pyramide et de l’entonnoir on trouve alors la déclinaison effrayante du panoptique de Bentham (panopticon) .

En somme, la superposition de la pyramide sur l’entonnoir nous enferme de manière inéluctable dans un panoptique virtuel créé de toutes pièces par les politiques d’un autre temps et les corporations qui ont compris que l’or noir s’épuisant, il leur fallait trouver un autre business d’extraction : nos données personnelles.

Pour sortir de ce panoptique liberticide, seules les clefs ci-dessous pourront aider :
  • l’open hardware
  • les logiciels libres
  • l’auto-hébergement != centralisation
  • le chiffrement de bout en bout

Nicolas Diaz
@nicoladiaz

  
Contributeur : Nicolas Diaz 06/03/2015 - 17:58