Connexion

Inscription
Mot de passe oublié ?
Obtenir votre mot de passe abonné

Bienvenue dans votre espace abonné à Altermondes

Découvrez le dernier numéro d'Altermondes
Découvrez tous les numéros d'Altermondes

Continuer à découvrir le site

Inscription

Veuillez utiliser uniquement des caractères alphanumérique (ex: az, AZ, 0-9) et au moins 5 caractères

Minimum de 8 caractères

J'accepte de recevoir la newsletter d'Altermondes

* Champs obligatoires

Se connecter

Demandez votre mot de passe

Veuillez vérifiez votre messagerie. Identifiez-vous

Inscription

Désolé, cette clé ne semble pas être valide.

Remarque: Le mot de passe doit comporter au moins sept caractères. Pour le rendre plus fort, utilisez des lettres majuscules et minuscules, des chiffres et des symboles comme! "$% ^ & Amp;?).

Se connecter

Le 29-01-2015 à 20:01

Colonies en Palestine : l’Europe dans l’illégalité

Par Anna Demontis

En 2013, Altermondes proposait un dossier intitulé « Colonies en Palestine : l’Europe au pied du mur », à l’occasion de la publication du rapport « La Paix au rabais », dénonçant le caractère illégal des relations économiques entretenues par les pays de l’Union Européenne dans les territoires occupés par Israël en Palestine. Près de deux ans plus tard, la situation a peu évolué. C’est pourquoi plusieurs associations, dont la Plateforme des ONG française pour la Palestine et la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), lancent une nouvelle campagne : « Made in illegality ».

Made In Illegality
Le logo de la campagne Made In Illegality

Le 27 janvier dernier, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) lançaient la campagne « Made in illegality ». L’idée : faire pression sur l’Union européenne (UE) et les gouvernements de ses États membres afin qu’ils cessent leurs relations économiques avec les territoires occupés par Israël en Palestine. Aujourd’hui, les échanges commerciaux entre l’UE et les colonies israéliennes passent par :

  • L’importation sur le marché européen de produits fabriqués dans les territoires occupés et étiquetés Made in Israël. En 2013, le rapport « La Paix au rabais » affirmait que les exportations des colonies vers l’UE pesaient 230 millions d’euros.

     

  • L’implantation d’entreprises de l’UE dans les territoires occupés. Que ce soit en réalisant des investissements économiques, en fournissant des infrastructures ou des services, plusieurs poids lourds de l’économie européenne opèrent dans les colonies. Par exemple, l’entreprise Orange, dont l’État français est actionnaire minoritaire, entretient des relations avec Partner Communications, un opérateur de téléphonie israélien qui est notamment implanté en Cisjordanie et sur le plateau du Golan. De même, Alstom et Veolia sont impliqués dans le projet de tramway qui relie Jérusalem aux territoires occupés.
  • La signature d’accords d’association entre l’UE et Israël. Ces traités accordent aux produits israéliens des tarifs préférentiels lorsqu’ils arrivent sur le marché européen.

Tout en promouvant une résolution du conflit israélo-palestinien qui passerait par une « solution à deux États », Bruxelles applique ces avantages économiques à tous les produits israéliens, y compris ceux qui proviennent des colonies.

Depuis 2013, les lignes ont néanmoins bougé sur la scène internationale. L’entreprise hollandaise Royal Haskoning DHV a renoncé à sa participation à un projet de traitement des eaux usées à Jérusalem-Est, sous la pression du gouvernement de Mark Rutte, le Premier ministre. En 2014, 18 pays européens, dont la France, ont émis des avis afin de déconseiller à leurs entreprises de mener des activités économiques dans les colonies israéliennes et pour les informer des risques juridiques encourus. Enfin, septembre 2014, l’UE stoppait l’importation de volailles et de produits laitiers provenant des territoires occupés.

  
Découvrez d'autres articles sur les thèmes...

Ajouter un commentaire